accueil

autres chroniques


No quarter

Jimmy Page & Robert
Plant

- 1995 -

 

 



D'abord, il est bon de savoir que, contrairement à ce qu'indique la pochette ci-dessus, Page, c'est celui de droite et Plant celui de, euh... gauche.

Page et Plant - j'écris ça pour ceux qui ont découvert le rock ce matin entre les singes arctiques, le croissant, les petits gars de Muse et la confiture - ce sont deux anciens de Led Zeppelin, groupe un peu tapageur mais sympathique qui participa à l'histoire du rock. Cette dernière consistant en quelques moments magiques, beaucoup de bruit, un peu de hype et énormément de merde.

Après avoir dissous le groupe historique susnommé, les Pagéplant ne surent plus quoi faire, pris entre épuisement fatal et inspiration tarie. L'un et l'autre, au fil d'activités divergentes se lancèrent dans le n'importe quoi avant de décider de se retrouver en 95 pour ce tribute band dédié... à eux-mêmes !

Notre vieux duo néo-zeppelinesque, pour continuer de bouffer et afin de ne pas s'attirer les foudres des puristes et peut-être même enclin à satisfaire l'appétit toujours aiguisé des fans en manque, décida donc de donner une touche un peu acoustique ou maghrébine à ses compositions d'antan.

Du coup, les titres changent un peu. Sentant comme le neuf. Sont, comme qui dirait, reliftés. C'est du Zeppelin... sans en être. On rajoute des banjos, des percussions, des mandolines, des bodrans et on court même à Marrakech faire quelques enregistrements. C'est beau le Maroc ! On fait dans le maghrébin mais... pas trop.

Les titres lents et excellents du zeppelin d'antan passent bien dans leur nouvelle mouture qui en fait ne les changent pas trop. Ce sont "Thank you" et à un degré moindre "No quarter" (ce dernier quand même un peu chiant par moment... vocalement parlant). D'autres perdent un peu de leur puissance comme "Since I've been loving you", "Kashmir" (assez réussi mais avec un Plant encore très agaçant) ou "Nobody fault but mine" beaucoup trop ralenti et vite lassant. Quant à "Friends", "Gallow pole" et "The battle of evermore", ils profitent bien du lifting tout en ne restant encore pas ma tasse de thé. Et, en ce qui concerne les trois nouvelles compos façon "world-music" (soit copie vaine de musiques folkoriques), j'avoue ne pas comprendre leur intérêt.

"No quarter" est donc pratiquement un vrai tribute. Mais pas de quoi tomber à la renverse. En plus, j'aurais bien aimé que ces anciennes gloires du rock revenant sur le devant de la scène aient une inspiration un peu moins creuse.
 

________________________________________

l'image du jour
_________________________________________


Qui est qui ?

- Moi, je suis Page et lui, c'est Plant.
- T'es sûr ?