J’ai
lu quelque part que «
Overtake » était
inspiré de faits réels.
Peut-être, mais ce qui
est sûr est qu’il
est inspiré de «
Duel » de Spielberg qui
est lui-même inspiré
d’une nouvelle de Matheson.
Dans « Duel », souvenez-vous,
un type en bagnole est maltraité
par un camion aussi sale que
féroce. Le générique
de début touche tout
juste à sa fin que le
poids-lourd se trouve déjà
devant le protagoniste.
Dans
« Overtake », non.
Nandan, ici héros moustachu,
et sa femme, héroïne
sans moustache, passent les
quarante premières minutes
du film au téléphone.
Et
à quoi tout cela peut-il
bien servir dans un film sur
un camion tueur ? Eh bien à
te présenter plusieurs
personnages dont un sera le
chauffeur dudit camion, ce que
tu découvriras, médusé,
lors d’un final moche
et désolant.
Mais avant cela, Nandan est
contraint de déménager
à Cochin, pas l’hôpital,
mais la ville indienne à
530 km de Bengalore, Sur le
chemin, il doit récupérer
sa fille qui a droit à
sa chanson, passage obligé
du cinéma indien, et
qui servira d’excuse à
une des multiples failles de
ce film écrit avec des
moufles.
Pourchassé
par un camion qui cherche manifestement
sa mort, Nandan ne contacte
pas la police, quand bien même
il passerait sa vie au téléphone,
parce qu’il doit récupérer
sa fille et ne souhaite pas
perdre de temps. Il fallait
y penser.
Quant au cœur de l’action,
soit la course-poursuite, elle
est mal montée, mal mise
en scène et les plans
accélérés
sont malvenus.
Nandan affronte la mort plutôt
que de téléphoner.