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Overtake

John Joseph

- 2017 -



J’ai lu quelque part que « Overtake » était inspiré de faits réels. Peut-être, mais ce qui est sûr est qu’il est inspiré de « Duel » de Spielberg qui est lui-même inspiré d’une nouvelle de Matheson.

Dans « Duel », souvenez-vous, un type en bagnole est maltraité par un camion aussi sale que féroce. Le générique de début touche tout juste à sa fin que le poids-lourd se trouve déjà devant le protagoniste.

Dans « Overtake », non. Nandan, ici héros moustachu, et sa femme, héroïne sans moustache, passent les quarante premières minutes du film au téléphone.

Et à quoi tout cela peut-il bien servir dans un film sur un camion tueur ? Eh bien à te présenter plusieurs personnages dont un sera le chauffeur dudit camion, ce que tu découvriras, médusé, lors d’un final moche et désolant.

Mais avant cela, Nandan est contraint de déménager à Cochin, pas l’hôpital, mais la ville indienne à 530 km de Bengalore, Sur le chemin, il doit récupérer sa fille qui a droit à sa chanson, passage obligé du cinéma indien, et qui servira d’excuse à une des multiples failles de ce film écrit avec des moufles.

Pourchassé par un camion qui cherche manifestement sa mort, Nandan ne contacte pas la police, quand bien même il passerait sa vie au téléphone, parce qu’il doit récupérer sa fille et ne souhaite pas perdre de temps. Il fallait y penser.

Quant au cœur de l’action, soit la course-poursuite, elle est mal montée, mal mise en scène et les plans accélérés sont malvenus.




Nandan affronte la mort plutôt que de téléphoner.