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AUtRES

À la séduisante
physique quantique

Oppenheimer
Christopher Nolan (2023)

 

 

On peut reprocher beaucoup de choses à Robert Oppenheimer, comme par exemple d’avoir chamboulé le grand Sting au point qu’il chanta : « How can I save my little boy from Oppenheimer's deadly toy ? », mais il faut bien reconnaître qu’il avait un grand talent : il séduisait des femmes en leur parlant de physique quantique. Mazette ! Emmanuel Kant, par exemple, n’a jamais séduit personne en parlant de l’impératif catégorique.

Bref, Oppenheimer, plus théoricien que praticien, rêve d’atomes avec des inserts de trucs lumineux, enseigne la physique à Berkeley, rencontre deux gonzesses difficiles (et un peu tarées), future femme et maîtresse, se lie à des communistes, et se voit bientôt recruté pour diriger le projet Manhattan afin de soumettre le crapuleux moustachu.

"Oppenheimer" a un montage inversé et parallèle (ou l’inverse) pour te narrer le "présent" (la vie d’Oppenheimer jusqu’à la fin de la seconde guerre mondiale), son audition de 54 et l’audition de Strauss de 59 et traite à peu près trois thèmes : la vie intime d’Oppenheimer, ses idées et son engagement politique et la conception de la bombe, le tout à 200 km/h pendant 3 heures avec toujours une musique grave, mécanique et trop forte.

Même si l’intimité d’Oppenheimer peut être barbante et la troisième heure un peu plus difficile, une fois passée la création de la bombe qui donnait de l’allant au film, Nolan a tout donné pour rythmer une histoire dans laquelle des gens parlent pendant des plombes, notamment en morcelant les différents épisodes dont un en noir et blanc (paradoxalement le plus récent) et il a réussi.

PS : On retrouve un nombre certains de têtes connues dans des rôles de diverses importances : Cillian Murphy, Emily Blunt, Matt Damon, Robert Downey Jr., Florence Pugh, Josh Hartnett, Casey Affleck, Rami Malek, Kenneth Branagh ou même Gary Oldman, Alden Ehrenreich et Matthew Modine.

PS2 : L’acteur qui joue Albert Einstein, en l’occurrence Tom Conti, m’a fait penser à Peter Sellers quand il se déguise, accent inclus.



Oppenheimer, lui aussi, passe un mauvais moment.