Mike
Oldfield
Incantations
(1978)
Après trois albums plutôt
inégaux, Mike Oldfield
en était arrivé
à celui-ci avec un titre
à la Keith Jarrett. Même
que, comme avec le pianiste
au long cours de chez ECM, le
nom des plages est aussi recherché
: part one, part two, part,
euh... three, etc.
Bon,
je viens de m'écouter
les différentes parts
de ces incantations. De la one
à la four. C'est assez
épuisant. Disons-le tout
net, mon cher Mike :
ton double cd est chiant.
Comme
tout un chacun après
quelques oeuvres, le père
Oldfield semblait déjà
à cette époque
avoir épuisé le
filon qui depuis ses cloches
tubulaires en passant par "Hergest
ridge" et "Ommadawn"
l'avait amené à
un point de non retour dont
il continua d'ailleurs de revenir
encore pendant des plombes.
Tenace le Mike.
Dans
ces incantations fades et répétitives,
Mike Oldfield commence une sorte
de travail à la Philip
Glass sur lequel il vient greffer
quelques égarements vers
la musique folklorique d'outre-Manche
avec un chouïa de rock.
Puis il tient la bride à
une guitare électrique.
Après arrivent des tonnes
de choeurs féminins béats,
agaçants et nous balance
des petites mélodies
assez cucul. Et on a droit à
ce mélange plutôt
lourd durant quatre interminables
parties aussi différentes
les unes des autres que des
compagnies de pingouins perdus
sur la banquise.
Bref,
Mike Oldfield donne ici l'impression
désagréable d'un
musicien qui s'ennuie et possède
autant d'idées qu'un
orchestre militaire nord-coréen.