"Amarok" est l’un
des quelques albums d’Oldfield
que j’apprécie.
Ici, le vieux Mike sait où
il va, malgré l’aspect
volontairement déstructuré
de l’œuvre (une soixantaine
de minutes de petits thèmes
collés les uns aux autres),
proposant quelque chose de plus
vivant, moins emphatique ou pâteux
que d’habitude. On a même
l’impression que pour une
fois, le Mike il s’amuse,
c’est dire.
J’ai lu dans Le fabuleux
destin de Mike Oldfield que
ce dernier tenait par cet album
à montrer sa réprobation
envers le vilain Mr Virgin qui
le brimait et voulait lui faire
enregistrer de la daube. Comme
si le Mike, il n’était
pas capable de le faire de sa
propre initiative ! Du coup "Amarok"
est le disque d’un Oldfield
rebelle ; et peut-être même
un fucking rebel.
Mais attention, ça reste
du Oldfield, on ne se refait pas.
C'est-à-dire que ça
celtefolke quand même. La
guitare y est souvent belle, inspirée
; les effets, étonnants,
forts sans être agressifs.
Et pour une fois je vais jusqu'au
bout du cd sans m'emmerder, chose
rare avec Oldfield. Et j’aime
assez le final plein d’avenantes
percussions et de vocaux conviviaux.
Pas loin d’être psychédélique,
Oldfield étonne et n’est-ce
pas là une des fonctions
premières du rock ? Comment
ça, Oldfield, c’est
pas du rock ? Eh bien si, et c’est
pour cela que cette oeuvre convainc.