"Les
oiseaux de passage" est
un album inégal de reprises
de Brassens par quelques jeunes
artistes de la scène
française de l'époque
où a été
réalisé ce disque.
L'intérêt de cet
album-hommage réside
dans le fait que contrairement
à ce qu'a pu faire, par
exemple Renaud, les chansons
sont reprises différemment
dans un registre souvent assez
surprenant.
D'ailleurs à quoi cela
servirait-il de rester fidèle
à l'interprétation
qu'en a faite Brassens ? Autant
écouter Brassens lui-même.
De plus, comme certaines reprises
sont de qualité, il serait
dommage de se priver de cet
album qui met en exergue le
côté superlatif
des textes et la grande qualité
des mélodies composées
par Brassens.
Dans la moitié de l'album,
on se régale parce qu'on
aime le traitement que ces artistes
font subir à ces chansons
de Brassens si intemporelles
et finalement si modernes.
Bien sûr, il y a quelques
ratés et notamment "La
ballade des gens qui sont nés
quelque part", par ailleurs,
une des meilleures chansons
de Brassens, massacrée
ici par un chanteur maniéré
et proche du ridicule.
Heureusement les versions de
certaines chansons comme "Le
roi... des cons" (Noir
Désir), "La prière"
(Saez), "Mourir pour des
idées" (Subway),
"Pauvre Martin" (Têtes
raides), "La non-demande
en mariage" (Miossec),
"Le Parapluie" (Yann
Tiersen et Natacha Régnier)
ou "Il n'y a pas d'amour
heureux" (Keren Ann) sont
de franches réussites
assez réjouissantes.