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De l’identité est
née la différence...

Oiseaux-tempête
From Somewhere Invisible (2019)

 

Cette année-là, en plus d'être celle du basset du Gévaudan, fut aussi celle de la sortie du nouvel album d’un groupe de par chez nous fort judicieusement appelé "Oiseaux-Tempête", comme le nom d’un bateau qui avance, perdu dans un océan noir et tourmenté où les poissons chantent en cœur, les crevettes crient olé, olé olé...

- T’es sûr ?
- Bon, d’accord, t’as raison, c’est peut-être pas ça, d’autant plus qu’Oiseaux-Tempête, c’est mélancolique, mais tout dans le positif car la mélancolie c’est le bonheur d’être triste comme le disait Christophe Maé à moins que ce soit Victor Hugo, l’inoubliable auteur de "Quatre-vingt-treize", un bouquin sur l’année 93, la plus belle car ce fut celle de la sortie de "Zooropa" de U2, le Mozart de la beaufitude.

Bref, pas loin d’un Low couillu qui aurait pris des guitares plus viriles au rock alternatif et mis une rythmique un rien lourdingue, ou d’un Godspeed You! Black Emperor plus rock et plus psyché, Oiseaux-Tempête, entre moments de fièvre et d’introspection, sait créer des atmosphères plutôt prenantes, d’ailleurs, elles me prennent là, même si tu ne me vois pas pendant que j’écoute cette œuvre où, force est de le constater, c’est quand même parfois un peu laborieux (trop de passages parlés).

Et cet album n’est pas un autre disque d’un post-rock devenu lieu de stéréotypes. Il dégage, entre bouillonnement et apaisement, une réelle identité et c’est une bonne chose car c’est de l’identité qu’est née la différence comme le disait l’autre.