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Crowe dans son
premier rôle sensible

Nuremberg
James Vanderbilt (2025)

 

Lorsque les dignitaires nazis sont enfermés à Nuremberg, les conditions de détention leur sont expliquées par un officier très sérieux au visage fermé qui conclut son laïus théâtral par : « Welcome to Nuremberg ! » Mais qui a écrit ce film ?

Bref, « Nuremberg » illustre les discussions entre Herman Göring et un psychiatre américain avant le procès de même nom. Il se trouve que Göring, tout taré et narcissique qu’il fut, est un beau parleur et un dangereux manipulateur, campé par l’ineffable Russel Crowe qui, s’il était mon sosie parfait quand il avait 40 ans, ne l’est manifestement plus du tout.

Vanderbilt ne joue pas le documentaire, mais opte pour le vernis hollywoodien avec une mise en scène de film de superhéros et une dramaturgie un peu balourde qui n’aide pas toujours à prendre ce film au sérieux, entre un psychologue séducteur magicien qui parle perpétuellement comme s’il était défoncé et avec un pneumatique dans la bouche et Crowe qui improvise un accent germanique dans son premier rôle sensible.

Rami Malek a donc maille à partir avec une tripotée de nazis ainsi qu’une tripotée d’alliés puisque ce film traite également de la préparation et du procès en lui-même, même s’il est traité à la va-vite. Et comme souvent avec les films historiques, ça donne surtout l’occasion de lire un livre pour savoir ce qu’il s’est réellement passé.

Welcome to Nuremberg !