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malheureux

Neurosis
An Undying Love For A Burning World (2026)


Neurosis, tu peux me croire, c'est le groupe le plus malheureux de la terre bien nettement devant tous les groupes de doom neurasthénique ou autres trucs atmosphérico-hypocondriaques merdouillants.

Et en plus (ou moins, faut voir) il me semble judicieux d'écouter cette oeuvre perdu dans une sombre et noire forêt durant une funeste nuit de tourmente. Et, même si la voix death emmerde un peu quand même par très petits moments, bien que je comprenne aisément que le gars soit super mal, le rythme est assez lent pour convenir, l’ambiance est bien recherchée, c'est assez profond, presque angoissant, varié et le son n'est pas forcément balourd comme dans pléthore de trucs dans la mouvance.

Eh bien, vois-tu, la musique de Neurosis ne me met peut-être pas dans un attitude effondrée mais elle convient bien à mes états d’âme. Et cet album sied à merveille au spleen tenace qui m’a enveloppé tantôt lorsque j’appris la triste nouvelle de la disparition du batteur du groupe de black-metal français Brutal Erection. Alors qu'il allait à la ville voisine s’acheter un disque de Mylène Farmer, on l'a vu tomber du wagon du train un peu avant Saint-Flour. On ne l’a jamais retrouvé.