Neurosis,
tu peux me croire, c'est le groupe
le plus malheureux de la terre
bien nettement devant tous les
groupes de doom neurasthénique
ou autres trucs atmosphérico-hypocondriaques
merdouillants.
Et
en plus (ou moins, faut voir)
il me semble judicieux d'écouter
cette oeuvre perdu dans une sombre
et noire forêt durant une
funeste nuit de tourmente. Et,
même si la voix death emmerde
un peu quand même par très
petits moments, bien que je comprenne
aisément que le gars soit
super mal, le rythme est assez
lent pour convenir, l’ambiance
est bien recherchée, c'est
assez profond, presque angoissant,
varié et le son n'est pas
forcément balourd comme
dans pléthore de trucs
dans la mouvance.
Eh
bien, vois-tu, la musique de Neurosis
ne me met peut-être pas
dans un attitude effondrée
mais elle convient bien à
mes états d’âme.
Et cet album sied à merveille
au spleen tenace qui m’a
enveloppé tantôt
lorsque j’appris la triste
nouvelle de la disparition du
batteur du groupe de black-metal
français Brutal Erection.
Alors qu'il allait à la
ville voisine s’acheter
un disque de Mylène Farmer,
on l'a vu tomber du wagon du train
un peu avant Saint-Flour. On ne
l’a jamais retrouvé.