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L'île déserte !

Charles Mingus
Mingus Mingus Mingus Mingus Mingus (1963)

 

 

Dans la série des-disques-que-j'emporterais-sur-une-île-déserte voici en cette belle journée ensoleillée cinq fois Mingus !

Non mais, tu te rends compte ? Déjà une fois Mingus, c'est beaucoup. Cinq fois, je te raconte pas... ou plutôt, si, je te raconte :

Mingus, c'est aussi le jazz. Je t'avais dit que j'adore le jazz ? Oui ? Ah, bon, j'avais oublié, excuse-moi. Et cet album est celui que je préfère de Mingus. C'est viril, inventif, pertinent, truculent, sensuel, moderne même... oui, tout ça.

Et l'orchestre qui l'accompagne ? Ce n'est pas le big band du casino de Monte Carlo où jamais personne n'a vu monter la musique. C'est un ensemble plutôt puissant, énergique. Avec des solistes pleins d'inventivité, de plaisir et de sensualité. Et évoluant sous des arrangements, qui, sous un air de liberté folle et de joyeux happening, sont millimétrés, sans être froids...

Froid Mingus ? Jamais !

Cet album est complexe et prenant. Ecoute un peu pour voir les délirants "II BS" ou "Hora Decubitus". Tu m'en diras des nouvelles. Et ces ballades, Dieu, quelle sensualité !

Cet album est un plaisir sans cesse renouvelé... Ah oui ! Vraiment, presque de quoi me faire oublier qu'on est bien peu de chose et mon ami la rose me l’a dit ce matin.

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l'image du jour
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Sa contrebasse et Mingus !

Oui, c'est bien lui.