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Paul McCartney
Chaos And Creation In The Backyard (2005)


Que pouvait-on encore attendre de McCartney en l'année 2005 qui fut celle, on s'en souvient tous, de l'holothurie à poil ras ?

Eh bien, pas grand chose vu que depuis plus de trente balais le Popol nous avait offert du médiocre à la pelle (et je ne parle pas du déplorable épisode "Wings").

Et que pouvait-on espérer d'un vieux chanteur qui aurait pu sans doute prendre sa retraite bien avant la mort du King, l'inoubliable interprète de l'émouvant "Love me tendeur", en français "Passe-moi le tendeur", une chanson sur la difficulté d'arrimer les valoches sur la galerie de la bagnole, oui, qu'attendre de l'ancien Beatle ?

Eh bien, l'album d'un mec qui aurait plutôt bien vieilli. Soit un peu de profondeur. De la retenue. Du dépouillement aussi. Et peut-être même une certaine émotion. Oui, pourquoi pas ?

Alors, peut-être pour ne pas passer pour une antiquité et aussi pour croire ne pas faire les erreurs du passé, le Paul s'était entouré du producteur tendance Nigel Godrich qui ne lui a pas balancé des guitares saturées à la con façon Radiomachin mais a plutôt dépouillé le son de l'album. C'est une bonne chose.

En plus, Sir Mac a mis sur la pochette une photo de lui en 1962, comme s'il voulait montrer qu'il avait retrouvé la fibre passée. Manque de pot, c'est un peu raté.

L'ensemble est plutôt sobre. C'est le point positif de ce disque qui se trouve être de la jolie pop sans vulgarité. Parfois, au fil de quelques titres, on se croirait presque revenu au temps des quatre Liverpudlians.

Bref, McCartney faisait du McCartney. Avec un certain talent pour la mélodie bien sûr mais parfois avec quelques chansons sans réelle consistance.