François
Mauriac
Le
Désert De L'amour (1925)
Ray erre dans un bar à
Paris. Il voit Maria qu'il aima
jadis et se souvient. Ellipse.
A Bordeaux, Ray, alors ado, vit
avec sa famille. Son père,
Paul, pratique la médecine
et soigne le fils de Maria. N'étant
plus guère excité
par sa rombière, Paul aime
Maria. Seulement cette dernière
en a cure et s'éprend de
Ray dans le tram. Pendant que
Paul s'humilie en tentant d'avouer
sa flamme, Ray décide de
séduire Maria qui change
d'avis, le repousse, le vexe,
disons le pique au vif, à
un point tel qu'il ruminera l'instant,
sa vie durant, et se comportera,
dès lors, en goujat ostrogoth.
Car si vous n'aviez pas encore
perçu l'aversion, que dis-je
l'écoeurement cher à
Mauriac, sans doute se trouve-t-il
chez Ray qui, ulcéré
par Maria, bafoue la femme par
vengeance. Quoi qu'il en soit,
Paul et Ray se retrouveront finalement
dans la défaite (ou dans
la victoire, selon le point de
vue), puisque, repoussés
par la même femme et, après
s'être égarés
dans le désert de l'amour
(d'où le titre), ils se
taperont dans le dos, père
et fils ensemble, les liens du
sang tiendront toujours, comme
dans une chanson de Kamelot.
PS : Comme quoi, la frontière
est mince entre François
Mauriac et Roy Khan. Les anchnous
protègeront !!
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