Maurane
possédait une voix douce,
un peu fade qui ne va pas forcément
avec toutes les chansons de
Brel mais ça marche avec
les plus sobres dans leurs orchestrations
(c'est une bonne idée
) comme "La chanson des
vieux amants" où
il fallait bien que le corps
exulte et "La ville s'endormait"
même si dans cette dernière
on y entend une liaison bizarre
avec 'les hommes taux rires"
(remarquons aussi que le passage
sur les femmes y est supprimé,
ce qui est étonnant quand
on reprend une chanson, elle
aurait dû au contraire
ne pas la chanter).
Maurane qui chante Brel c'est
agréable aussi, avec
"La quête" (où
pour une fois Brel n'était
que l'interprète) et
"Voir un ami pleurer"
où dans le texte il s'en
prend aux femmes infidèles
(?).
Pour le reste des belles chansons
reprises ici sous cette pochette
plutôt moche, j'ai un
peu de mal quand le rythme de
la musique s'accélère
notamment dans "Rosa"
et "Vesoul" vraiment
peu convaincants. Puis ce ton
monocorde tout du long du disque
me fatigue un peu mais ça
reste quand même plus
intéressant que les autres
albums de reprises de Brel (Pagny
et Gréco) dont les chroniques
figuraient ici même sur
effet larsen le site
dont Brel aurait dit, je cite
: " C'est plus cool que
de lire les mémoires
vélocipédiques
d'Eddy Merckx".
PS : j'avais entendu un jour
à la téloche Maurane
affirmer adorer le sublime "Les
désespérés"
qu'elle ne reprend pas dans
cet album. Je le regrette.