The
Mars Volta
De-loused
In The Comatorium (2003)
Ca devait arriver. Après
tous les discours dithyrambiques
qu'on peut lire sur le web,
les Mars Volta ont atterri sur
ma platine. En mars bien sûr.
Et sur-voltés.
Mars, c'est le mois des fous.
Et les Mars Volta le sont. Un
peu trop peut-être pour
être réellement
crédibles.
Bien sûr, on ne peut nier
leur brio instrumental ni l'originalité
de leur musique. C'est très
technique (un peu trop). Ca
part dans tous les sens. Mais
aller dans tous les sens, c'est
bien connu, c'est aller nulle
part.
C'est ça. Les Mars Volta
vont nulle part. Et obnubilés
par l'idée de ne pas
faire ressembler leur musique
aux autres, cette dernière
ne ressemble à rien.
Les laudateurs du net, en transe,
ont trouvé aux Mars Volta
des influences qui n'existent
pas. En effet The Mars Volta
joue en solo. Ou plutôt
se la joue, mais... groupé.
Bon, tout cela, c'est très
maîtrisé. Mais
sans compositions réellement
construites, ça tourne
vite à vide dans une
complexité et une virtuosité
plutôt creuses et prétentieuses.
Regarder quelqu'un faire des
doubles saltos arrière
avec vrille, ça amuse
cinq minutes puis ça
lasse.
Finalement pas grand chose ne
touche dans cet album plutôt
glacé. Et ce n'est sûrement
pas le voix du chanteur (entre
un Sting excité (période
Police/Roxanne), un rien de
Rush et beaucoup de l'essouflé
de Muse) qui pourra apporter
un supplément d'émotion
et me convaincre.