Marcel
et monsieur Pagnol
Sylvain Chomet (2025)
«
Marseille sans l’accent c’est
pas vraiment Marseille » dit-il
avec son faux accent marseillais.
Bref, « Marcel et monsieur
Pagnol » est un Chomet qui
ressemble à un Chomet, c’est-à-dire
sur une vieille France nostalgique
et caricaturale avec, ici, des clichés
de marseillais avec un accent forcé
et sans avoir la moindre idée
d’où placer les «
e » jusqu’à ce
que Pagnol arrive à Paris
où se trouvent des clichés
de parisiens désagréables,
le tout avec des visages aux traits
exagérés et des américains
obèses.
Habituellement plutôt années
50, ce Chomet-ci court sur 70 ans
avec Pagnol vieux qui se raconte
lui-même, inspiré par
lui-même mais enfant, personnage
fantomatique qui apparaîtra
de-ci de-là alors que cette
histoire n’avait sans doute
pas besoin de visions ou de fantômes.
Evidemment grandement axé
sur ses pièces et ses films,
Pagnol enchaîne également
les femmes qui n’ont de cesse
de le quitter et ses proches de
mourir. Parfois un peu niais et
traité à 200 km/h,
« Marcel… » m’a
semblé culminer durant la
période Demazis/Raimu, même
s’il est possible que j’aie
simplement aimé les références
à leurs films et dans ce
cas-là, autant les revoir.
- En plus d’être
cocu, ton boulanger
aurait eu une tête de cheval
!
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