Dans
la série des-albums-que-je-supporte-le-plus-chez-les-groupes-que-j’aime-le-moins
voici en ce jour kobaïen un disque
où
le combo de Vander
porte bien son nom. Et cet album semble
tout en fusion sortir des entrailles
de la terre.
Magma, alors, ça brûle.
Et ça procède de la
transe. Ce kommandoh est l'album le
mieux produit du groupe. En plus on
y trouve une chiée de cuivres
qui donnent une force peu commune
à cette musique, ma foi, alors
assez originale mais parfois crispante.
Magma, c'est ici une inspiration qui
va du côté d'Orff, Ohana,
Zappa/Mothers et même aussi
peut-être Coltrane, avec un
rien de rock et que dalle d'Yvette
Horner, paix à son âme.
Et en bonus se déchaîne
une compagnie de choristes surexcités
et le projet a toujours un désir
de ne jamais être trop accessible,
ça ne se fait pas, c'est trop
commun, et il pratique le kobaïen,
langue tout à fait farfelue,
sybilline mais rigolote que Magma
est le seul et unique à pratiquer
pas loin de chez toi et même
sur d'autres planètes. ©
Au final, je dirai que c'est un peu
compliqué pour faire compliqué,
que c'est soi-disant mystique aussi,
mais, bon, c'est sûrement la
meilleure chose de Vander et sa cohorte.