Love
is five seven five
Naoko Ogigami (2005)
Vous
savez parfaitement – car vous
êtes férus de poésie
japonaise – que le haïku
est composé de trois vers
en 5, 7 et 5 mores et si l’amour
du titre est en 5-7-5, c’est
parce que le haïku comme le
béguin est impulsif et fugace.
Dans ce beau film de l’ineffable
Naoko Ogigami, le lycée Matsuo
est menacé de fermeture.
Afin de redorer son blason, le professorat
décide de participer à
un grand concours de…
haïku.
Ainsi, une escouade hétéroclite
rejoindra ce grand projet comme
le demandent les tables de la loi
du film de sport. On y trouve Mako,
une ex-cheerleader amoureuse de
Minoru, lui-même un ex-membre
du club de photo amoureux d’Haruko,
Pi-chan qui joue du ukulélé
et est également amoureuse
d’Haruko et Nakamura, ex-baseballeur,
qui aime Pi-chan, le tout sous la
férule émoussée
d’un professeur peu sûr
de lui amoureux de Yoko sensei.
Ceux-ci, désintéressés
ou simplement peu inspirés,
timides ou mal dans leur peau, s’avèreront
avoir un talent certain, insuffisant
en premier lieu sous les coups de
boutoir de lycéens rigoureux
et arrogants qui pratiquent le haïku
martial, mais qui sera forcément
payant lors de l’interminable
affrontement final.
Outre le haïku, ce Ogigami
n’a pas grand-chose de réellement
convaincant, avec peu de tension,
peu d’enjeux, une narration
plan-plan sans grande émotion
et deux ou trois tics de manga dispensables.
Ce
vieil homme qui cherche Pochiko
est un
des rares éléments
bien trouvés du film.
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