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CHRONiQUES MUSiCALES

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Le chant de
la terre

David Longstreth, Dirty Projectors,
Stargaze

Song Of The Earth
(2025)


Je t’explique un peu la chose :

Dirty Projectors est le groupe d’un musicien nommé David Longstreth. Stargaze est un orcheste classique berlinois.

"Song of the earth" est comme son nom l'indique un hymne à la terre qui souffre beaucoup en ces temps, sûrement plus que l'auditeur de musique (s).

On a un album à la fois instrumental et chanté entre la musique dite "classique" et le pop, disons, "indie", faute d‘autres épithètes.

"Song of the earth" est donc par le fait une œuvre comme qui dirait "engagée" avec une conscience écologique plutôt aiguë venue chez Longstreth suite aux terribles incendies californiens de tantôt, on le serait à moins.

Bon, faire la fin bouche face au projet ne serait pas bien venu même si la musique ne change pas grand chose au monde. D'un autre côté, il ne faut pas non se la jouer snobinard et crier au chef-d’oeuvre.

"Song of the earth", c'est un peu "sec", ardu même et on dirait par moments dans les passages chantés entendre comme du Glass vocal ou bien des Lieds de Mahler, deux musiciens connus dans les microcosmes bien pensants... pardon... bien écoutants.

Cette oeuvre est très travaillée, un peu froide, certes, mais certains moments sont plus recueillis, presque profonds et on y sent bien quelque chose.