Je
t’explique un peu la chose
:
Dirty
Projectors est le groupe d’un
musicien nommé David
Longstreth. Stargaze est un
orcheste classique berlinois.
"Song of the earth"
est comme son nom l'indique
un hymne à la terre qui
souffre beaucoup en ces temps,
sûrement plus que l'auditeur
de musique (s).
On a un album à la fois
instrumental et chanté
entre la musique dite "classique"
et le pop, disons, "indie",
faute d‘autres épithètes.
"Song of the earth"
est donc par le fait une œuvre
comme qui dirait "engagée"
avec une conscience écologique
plutôt aiguë venue
chez Longstreth suite aux terribles
incendies californiens de tantôt,
on le serait à moins.
Bon, faire la fin bouche face
au projet ne serait pas bien
venu même si la musique
ne change pas grand chose au
monde. D'un autre côté,
il ne faut pas non se la jouer
snobinard et crier au chef-d’oeuvre.
"Song of the earth",
c'est un peu "sec",
ardu même et on dirait
par moments dans les passages
chantés entendre comme
du Glass vocal ou bien des Lieds
de Mahler, deux musiciens connus
dans les microcosmes bien pensants...
pardon... bien écoutants.
Cette
oeuvre est très travaillée,
un peu froide, certes, mais
certains moments sont plus recueillis,
presque profonds et on y sent
bien quelque chose.