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Avec une translation
temporelle

Lonely heart
Nobuhiko Obayashi
(1985)

 

Avec son téléobjectif, Hiroki a l’habitude d’observer une jeune fille qui joue du Chopin au piano (en l’occurrence Tristesse que tu entendras 100 fois pendant le film).

Avec deux de ses amis, dont l’un mange du chocolat et fait des saltos à tout va, Hiroki range le domicile parental qui est accessoirement un temple bouddhiste.

Ni une ni deux, les photos de jeunesse de sa mère, emportées par le vent, tombent en tourbillonnant, mais pas du tout en rondes monotones.

Et si tu veux savoir ce que provoque cet événement semble-t-il anodin, eh bien l’apparition d’une fille grimée en clown, car le surnaturel est une marque de fabrique d’Obayashi.

"Lonely heart" et "La nouvelle de la classe" forment, aux dire de son réalisateur, deux faces d’une même pièce. Il adapte ici également un roman en remplaçant des enfants par des ados (et change à peu près tout le reste), filme les ruelles mignonnes de sa ville natale, Onomichi, et on retrouve nombre d’acteurs en commun : Toshinori Omi, bien sûr, mais aussi dans des rôles de moindre importance Satomi Kobayashi, Kirin Kiki, Sumiko Kakizaki, Wakaba Irie, Masae Hayashi ou l’ineffable Makoto Sato.

Ce film qui a un truc potentiellement intéressant (une translation temporelle entre la mère et le fils) se révèle vraiment à 30 minutes de la fin et le concept n’est pas vraiment utilisé. Il s’agit davantage d’une comédie potache bas de plafond où il est plus souvent question de sous-vêtements et de testicules de tanuki que de sa dimension nostalgique ou du thème du premier amour. J’aurais préféré l’inverse.

PS : "Lonely heart" est le dernier film de la trilogie d’Onomichi après "La nouvelle de la classe" et "The girl who leapt through time".

PS2 : La légende veut qu’avec sa trilogie d’Onomichi, Obayashi ait lancé la mode des pèlerinages de fans sur les lieux de tournages/animes/mangas.



Dans ce film on trouve des ados, un pull acheté
aux 3 Suisses en 1981, des vélos, des sailor fuku
et des ruelles pentues d’Onomichi.