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Little forest : summer/
autumn

Junichi Mori

- 2014 -



Ichiko (c’est Ai Hashimoto) fuit la ville et sa vie pour retourner dans le patelin de son enfance, Komori (qui signifie « petite forêt »), dans la région de Tohoku, c’est-à-dire au milieu vers le haut.

Elle y vit seule et en autarcie, dans une petite baraque, cultivant la terre et confectionnant moult recettes du fruit de ses semences et de ses cueillettes, saison après saison, car cette « Petite forêt : été/automne » est un film culinaire dans toute sa pureté et son indicible quintessence.

C’est-à-dire qu’il n’y a que de la cuisine, qui est le reflet du cœur, comme dans le manga original, du reste, où chaque chapitre est consacré à un plat différent parfois accompagné d’une anecdote, généralement sur la jeunesse d’Ichiko.

Cette première moitié de « Little forest » cumule donc deux styles sans finalité : le « tranche-de-vie » et le « plotless movie » et est axée sur la paix intérieure et le confort, le fameux iyashikei, et ne fait qu’effleurer d’assez loin un conflit non résolu avec la mère et une critique de la vie citadine.

Ce n’est évidemment pas ici l’attente qui t’étreint et te pousse à continuer le visionnage, car il n’y en a pas, mais le plaisir qui est peut-être tien de voir le goumi et l’akebia, la truite et la grenouille, les châtaignes sucrées et les patates douces déshydratées.

Komori est un ailleurs japonais pittoresque et dépaysant et le même concept avec ton voisin en tongs qui fait des pâtes au beurre dans l’arrière-pays meusien n’aurait assurément pas le même succès.

PS : L’histoire est découpée en quatre parties d’environ une heure, pas forcément dans l’ordre chronologique, d’ailleurs. La suite « hiver/printemps » est sortie l’année suivante.




Contrairement à ton voisin en tongs, Ichiko a des canetons.