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Oublié des dieux

Les paras ont sauté
Charles F. Haas (1956)

 

Il y a un marketeux, quelque part, sans doute sous-payé, qui a décidé d’appeler ce film : « Les paras ont sauté ». Ce n’est pas un titre très ragoutant, mais on ne peut pas lui enlever son exactitude, car dans « Les paras ont sauté », des paras ont sauté, en l’occurrence en Normandie et plus précisément en juin 1944. Il s’agit de la 101e aéroportée, alias les Screaming eagles, qui donne son titre original à ce beau film : « Screaming eagles ».

Jusque-là c’est logique. Ici Mason, un soldat colérique et antipathique, qui l’a mauvaise parce que sa gonzesse l’a quitté, se met tout le monde à dos en se comportant comme un connard. Qu’on lui donne donc du nazi à dessouder !

Ni une ni deux, ses camarades et lui sont parachutés avec pour mission de prendre un pont sur la Douve non loin de Saint-Côme-du-Mont. Seulement le largage est aléatoire et les mecs sont à 30 bornes de leur objectif.

Rendu responsable de la mort de l’un des leurs, Mason se voit confier le lieutenant devenu aveugle et philosophe (c’est un grand sage), notamment lors d’une phase d’infiltration gag dans un QG allemand avec l’aide d’une française.

Ensuite il y a quelques fusillades et le film est terminé puisqu’il ne dure que 1h20. Evidemment, Mason prouvera sa valeur et son humanité sous le feu ennemi, dans ce quinzième couteau du film de guerre, sans le sou, et oublié des dieux.



Les paras vont sauter