Il
y a un marketeux, quelque part,
sans doute sous-payé,
qui a décidé d’appeler
ce film : «
Les paras ont sauté ».
Ce n’est pas un titre
très ragoutant, mais
on ne peut pas lui enlever son
exactitude, car dans «
Les paras ont sauté »,
des paras ont sauté,
en l’occurrence en Normandie
et plus précisément
en juin 1944. Il s’agit
de la 101e aéroportée,
alias les Screaming eagles,
qui donne son titre original
à ce beau film : «
Screaming eagles ».
Jusque-là
c’est logique. Ici Mason,
un soldat colérique et
antipathique, qui l’a
mauvaise parce que sa gonzesse
l’a quitté, se
met tout le monde à dos
en se comportant comme un connard.
Qu’on lui donne donc du
nazi à dessouder !
Ni
une ni deux, ses camarades et
lui sont parachutés avec
pour mission de prendre un pont
sur la Douve non loin de Saint-Côme-du-Mont.
Seulement le largage est aléatoire
et les mecs sont à 30
bornes de leur objectif.
Rendu
responsable de la mort de l’un
des leurs, Mason se voit confier
le lieutenant devenu aveugle
et philosophe (c’est un
grand sage), notamment lors
d’une phase d’infiltration
gag dans un QG allemand avec
l’aide d’une française.
Ensuite
il y a quelques fusillades et
le film est terminé puisqu’il
ne dure que 1h20. Evidemment,
Mason prouvera sa valeur et
son humanité sous le
feu ennemi, dans ce quinzième
couteau du film de guerre, sans
le sou, et oublié des
dieux.
Les paras vont sauter