Les
feux de la rampe
Charlie Chaplin (1952)
"Les feux de la rampe"
est un des derniers Chaplin
(l'antépénultième,
pour être exact et utiliser
un mot vachement cool). Calvero
est un chanteur de music-hall
sur le retour, oublié
et alcoolique. Il recueille
chez lui Theresa, une ancienne
danseuse suicidaire à
qui il va apprendre les vraies
valeurs réelles de la
vie afin de la remettre en selle.
Parce qu'il y a le destin, n'est-ce
pas. Et si le destin de cette
fille est de danser et de fricoter
avec le beau pianiste, celui
de Calvero est de monter sur
scène et de faire rire.
Alors ils vont s'épauler
l'un l'autre afin que chacun
vive pleinement quitte à
y perdre un amour ou la vie
comme Eastwood le fera dans
"Honkytonk man" ou
Rourke dans "The wrestler".
Comme quoi, de Chaplin à
Mickey Rourke, il n'y a qu'un
pas (et une gueule dévastée).
Evidemment, c'est un peu gnangnan
et bavard (années 50
obligent pour le bavard, Chaplin
oblige pour le gnangnan) et
je me serais volontiers passé
des chansons ou de la danse
(pour ainsi se glisser sous
la barre des 2h) mais Chaplin
est ici pile dans son créneau
et c'est encore ce qu'il faisait
le mieux.