retour à la page d'accueil

les autres chroniques


Un beau film kitschissime
de chanbara fantasy

La légende des huit samourais
Kinji Fukasaku (1983)

 

Haruki Kadokawa a fait ses choux gras en faisant jouer des idols dans des films modestes voire médiocres mais qui rapportaient énormément, notamment parce que survendus par d’importantes campagnes publicitaires multicanales.

En 1981, alors que brillaient au firmament du cinéma japonais Hiroko Yakushimaru en sailor fuku et Hiroyuki Sanada en vaillant flamboyant, une lumineuse idée germa dans la tête de Kadokawa : « et si on réunissait les deux dans un même film ? » Mazette. C’est ainsi que pour les fêtes de fin d’année 1983 sortit « La Légende des huit samouraïs ».

Ici des méchants de Sentai, style « Bioman » (qui débute d’ailleurs l’année suivante) reviennent d’outre-tombe zigouiller leur ennemi héréditaire : le clan Satomi. Or, ils ne parviennent pas à mettre la main sur la princesse Shizu (c’est Yakushimaru). Celle-ci, dans sa fuite, tombe sur un rustre fanfaron (c’est Sanada) puis sur les guerriers-chiens (globalement issus du Japan Action Club dont Chiba lui-même ou l’inévitable Etsuko Shihomi). Ceux-ci vont aider la princesse à retrouver de sa superbe.

Ce beau film kitschissime de chanbara fantasy, avec des effets spéciaux ultra datés et une musique itou, eut le succès escompté et fut le film japonais le plus populaire en 1984. Outre une scène de sexe maladroitement simulée sur une musique soupe 80’s imbuvable, on y trouve un mille-pattes en caoutchouc (ce n’est pas rien). Il va sans dire que ce n’est pas le meilleur Fukasaku.

PS : Parmi les ados portées aux nues par Kadokawa, il y avait les bien nommées « trois filles de Kadokawa » : Hiroko Yakushimaru, Tomoyo Harada et Noriko Watanabe. Au box-office local, en 1984, et derrière « La Légende des huit samouraïs » se trouvait le double programme « Main theme » et « Curtain call » avec Yakushimaru et Harada. En 83, la 2e place était occupée par « Detective Story » et « La Traversée du temps » avec Yakushimaru et Harada. Et en 85 ? La première place était pour « The tragedy of W’s » et « The Island Closest to Heaven » avec Yakushimaru et Harada. Après la source s’est tarie.



Un couple qui valait 2 milliards de yens.