"Coda",
ça veut dire, d'après
Larousse (mon dico, pas ma voisine)
- je cite : "brillant raccourci
des thèmes essentiels".
Led
Zeppelin voulait-il nous proposer un
brillant raccourci ? Là, on repassera...
enfin, c'est façon de parler
car le groupe n'existera plus après
cet album et c'est une bonne chose.
En
plus, je pense que ce groupe n'a proposé
qu'avec parcimonie des thèmes
essentiels et je me demande même
si ses albums ne sont pas dans leur
grande majorité que du remplissage
sans grand intérêt (c'est
un pléonasme, oui je sais). Et
encore heureux qu'il les ait proposés
à l'époque du vinyle.
Du
coup, j'ai pris peur avant d'aborder
cet album. Surtout quand je savais qu'il
s'agit ici de titres qui n'avaient jamais
été mis sur les oeuvres
précédentes par manque
de place (?). Des laissés-pour-compte
en fait.
Bon,
moi, je trouve ces titres du niveau
de ceux qui servaient de remplissage
dans les albums précédents.
Pas très haut sur l'échelle
de la qualité du hard-rock qui
en fait ne s'élève guère.
Avec la sempiternelle voix agaçante
de Plant et ce son hyper-lourd et ultra-pataud.
Un peu comme si on avait enregistré
le tout dans la grotte de Lascaux (l'original,
pas le fac-similé).
Et
j'en prends plein les pavillons avec
ces huit titres atroces. Ecoute - enfin,
si tu y arrives - notamment l'épouvantable
"Bonzo's Montreux". Les autres
ne sont pas mal non plus... enfin, c'est
façon de parler. Seul le bluesy
"I can't quit you baby" s'en
sort à son avantage. Mais comme
ce titre figurait déjà
sur un album précédent,
je ne comprends guère sa présence
ici.
Bref,
il s'agit d'un album sans le moindre
intérêt artistique, avec
un titre assez trompeur et une pochette
plutôt moche.