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Coda

Led Zeppelin

- 1982 -




"Coda", ça veut dire, d'après Larousse (mon dico, pas ma voisine) - je cite : "brillant raccourci des thèmes essentiels".

Led Zeppelin voulait-il nous proposer un brillant raccourci ? Là, on repassera... enfin, c'est façon de parler car le groupe n'existera plus après cet album et c'est une bonne chose.

En plus, je pense que ce groupe n'a proposé qu'avec parcimonie des thèmes essentiels et je me demande même si ses albums ne sont pas dans leur grande majorité que du remplissage sans grand intérêt (c'est un pléonasme, oui je sais). Et encore heureux qu'il les ait proposés à l'époque du vinyle.

Du coup, j'ai pris peur avant d'aborder cet album. Surtout quand je savais qu'il s'agit ici de titres qui n'avaient jamais été mis sur les oeuvres précédentes par manque de place (?). Des laissés-pour-compte en fait.

Bon, moi, je trouve ces titres du niveau de ceux qui servaient de remplissage dans les albums précédents. Pas très haut sur l'échelle de la qualité du hard-rock qui en fait ne s'élève guère. Avec la sempiternelle voix agaçante de Plant et ce son hyper-lourd et ultra-pataud. Un peu comme si on avait enregistré le tout dans la grotte de Lascaux (l'original, pas le fac-similé).

Et j'en prends plein les pavillons avec ces huit titres atroces. Ecoute - enfin, si tu y arrives - notamment l'épouvantable "Bonzo's Montreux". Les autres ne sont pas mal non plus... enfin, c'est façon de parler. Seul le bluesy "I can't quit you baby" s'en sort à son avantage. Mais comme ce titre figurait déjà sur un album précédent, je ne comprends guère sa présence ici.

Bref, il s'agit d'un album sans le moindre intérêt artistique, avec un titre assez trompeur et une pochette plutôt moche.