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Le come-back live des
papys du hard-rock

Led Zeppelin
Celebration Day (2007)


Tu avais le groupe LedZep qui faisait son come-back il y a quelques années déjà à trois car l’un des membres du groupe était décédé, son fils le remplaçant et "tel père, tel fils" comme le dit si bien ma grand-mère lozérienne qui croit entendre ses chèvres lorsque Plant chante, mais bon, elle est sourde comme un pot.

Pour corser le tout on avait demandé à un malvoyant de faire la pochette. J'aurais presque préféré à la rigueur qu'elle fût peinturlurée par Roger Dean, le pastelliste de la proguitude.

Les gars de LedZep, ils étaient pas du genre à faire dans le come-back un peu téléphoné de vieux qui depuis des plombes n’avaient jamais vraiment convaincu hors du groupe et voulaient ainsi se refaire une santé (pécuniairement s’entend) comme s'ils en avaient eu besoin. En fait il n’en était rien car leurs disques solos avaient été numéro un dans plein de pays reculés, je sais plus lesquels mais c’est sûr qu’on n’a pas envie d’y aller. Et puis si c’était juste pour le blé, les gars se seraient lancés dans une tournée marathon apte à allègrement gonfler leurs comptes en banque, non ?

En plus dans ce "Celebration day" - fait pour célébrer un gars totalement inconnu – on y entend de la musique. De l’acousmatique ? du changüí ? du bachata ? du n’importe quoi ? Non, du hard-rock ! Soit la même chose que faisaient les mêmes gars il y a des chiées de piges et on pourrait même subodorer, sans être dur d’oreille, y sentir comme un certain conformisme dans une musique dont on pourrait croire à tort qu’elle avait un peu fait son temps mais rassure-toi, il n’en est rien.

Le clou de cette œuvre gigantesque reste la prestation de Robert "meilleur que moi, tu meurs" Plant dont les petits effets vocaux sont quand même bien meilleurs dans le hard-rock que ce que couine Axel Rose, un gars qui est sans doute tombé d’une portée musicale il y a quelque temps déjà et s’en est jamais remis ou bien s’est niqué les cordes vocales en essayant de chanter "Stairway to heaven" un soir de février au sommet du Signal de Randon. On pense alors, en oyant (du verbe ouïr) le vieux Robert, à Jack White dans "Blunderbuss", en moins drôle ou à Bill Corgan dans "Oceania", en plus chevelu.

Bref, disons que musicalement parlant on y retrouve tout ce qui fait le charme indéfinissable du groupe. Soit ce je ne sais quoi de racoleur, ce rien d'esbroufe et ce gros paquet de poissard qui subjugue les foules. Le tout en best-of live.

Du coup on comprend aisément qu’il y ait eu plus de 20 millions de demandes pour ce "Celebration day" (mais ça aurait pu s’appeler "Gaffe, ils remettent ça", "Vise les papys" ou "Tu peux passer à autre chose").

En tout cas il est sûr qu’un nombre aussi important de demandes pour le concert prouve que le groupe était génial, non ?