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AUtRES courrier

Avec d’incroyables
liaisons

Le mur des morts
Eugène Green (2021)

 

Arnaud est un jeune angoissé par l’incertitude de l’existence, sans doute un étudiant en lettres, qui est seul à Paris zau mois d’août (c’est un film d’Eugène Green, il faut faire les liaisons). Comme il ne va pas bien, il ne donne pas d’argent à l’homme qui fait la manche et ne dit pas bonjour à l’épicier du coin.

Devant le monument aux morts de la première guerre, Arnaud se sent au contact d’autres temps, et reçoit bientôt la visite d’un soldat décédé un siècle en arrière. Car à la lecture de son nom, ce soldat s’est incarné en Arnaud et lui demande de consoler ses proches affectés par sa mort. Ainsi Arnaud rencontrera la fiancée, la grand-mère et le frère du soldat pour leur apporter réconfort et compassion.

Evidemment, les acteurs sont plantés devant la caméra, privés d’expression, et déclament avec d’incroyables liaisons, car tel est le style de Green, qui empêche volontairement ses acteurs de jouer. Et les frontières temporelles étant artificielles, ça dure 45 minutes.



C’est mon nom mincarné qui a rendu mon corps visible.