Le
metal-prog
C'est
quoi donc que c'est ?
Le metal-prog, c'est AVANT
TOUT Dream
Theater...
Dream
Theater, c'est une musique où
il y a du metal et du... prog.
Qui
dit metal dit que ça émeut
avec une rythmique qui fout le gourdin,
ça bouleverse avec des guitares
en feu et ça hurle grâce
à un chanteur d'exception
qui s'époumone avec une voix
qui plaît beaucoup aux fans
du groupe. Les autres, ils disent
que l'organe du gars préposé
au vocaux (je parle de sa voix,
bien sûr, il faut suivre un
peu), son organe, donc, il est nul
parce qu'ils n'aiment pas le metal-prog.
On peut raisonnablement se demander
pourquoi.
Qui
dit prog dit que ça transporte
avec des tonnes de jolis claviers
qui font des belles nappes un peu
partout et ça séduit
avec tous ces gracieux breaks hyper
poignants... un peu partout aussi.
Mais je dis ça parce que
j'aime le prog. D'aucuns pourraient
trouver ça chiant parce qu'ils
sont mal élevés et
qu'ils n'y comprennent rien vu qu'ils
ne sont pas musiciens.
En
plus, comme tous ses congénères,
Dream Theater propose des titres
de plus de 15 minutes. Est-ce vraiment
nécessaire ? Pas du tout,
c'est juste pour faire du metal-prog.
Souvent,
Dream Theater, c'est hyper-compliqué.
Tellement qu'on a un peu de mal
à suivre. Est-ce de la musique
intellectuelle ? Faut-il être
un petit génie pour l'appréhender
? Les gars de Dream Theater sont-ils
trop intelligents ? Que nenni. C'est
juste parce que sans cela, ça
ne serait plus du metal-prog.
Dream
Theater, c'est donc THE
metal-prog.
Voici quelques-unes des pensées
les plus profondes et très
représentatives de l'immense
projet artistiquement metal-prog
des musiciens de Dream Theater :
Mike
Portnoy (il était
parti longtemps puis est revenu
tout à l'heure mais il se
souvient de tout) :
-
Dans le temps, sur scène,
j'avais installé une 25e
cymbale, du coup, ça allait
beaucoup mieux, je voyais plus Labrie.
John
Petrucci :
-
Je suis bien le guitariste le plus
rapide du monde mais vers la fin
j'accélère un peu
pour rattraper les autres.
Jordan
Rudess :
-
Tu la trouves comment ma nouvelle
coupe de cheveux ? Elle est super,
non ?
James
Labrie :
-
Au départ, j'étais
plutôt doué pour le
mime... Mais, enfin, bon, on fait
pas toujours ce qu'on veut dans
la vie !
John
Myung :
-
Le metal-prog ? Putain, c'est quoi
déjà ?
Kevin
Moore (il était
quand même là dans
les premiers albums, il ne faut
pas l'oublier) :
-
Un jour, quand j'étais petit,
je me rappelle, j'ai repris six
fois du gâteau au coco ! C'est
fou, non ?
Derek
Sherinian (ce n'est
pas parce qu'il ne fait plus partie
du groupe qu'il n'a pas droit à
la parole, non mais...) :
- Lâche-moi un peu les
baskets, tu veux ?
Le metal-prog, c'est aussi l'énorme
Pain Of Salvation dont on pourrait
dire quelques mots sans dire la
même chose tout en disant
pareil car c'est le même genre
de musique... enfin, presque.

Pain
Of Salvation, un groupe de gars
hyper-romantico-tourmentés.
(désolé, j'ai pas
trouvé de photo du groupe)
Les gars hyper romantico-tourmentés
de la douleur du salut ne font pas
du metal-prog comme toi et moi.
Enfin, surtout toi. Moi, je me vois
mal faire du metal-prog. Je fais
du dark-jungle ambient.
Les Pain Of Salvation, eux, ils
font... du Pain Of Salvation.
C'est quoi du Pain Of Salvation
?
Pas facile à expliquer. C'est
du super metal bien sûr, de
l'admirable prog aussi, des ambiances
tendues qui font frissonner et des
passages hyper-répétitifs
avec une rythmique très énervée
que tu croirais que c'est du jazz-rock
alors que c'est du metal-prog.
Même
si Pain Of Salvation, c'est monumental,
il faut quand même savoir
que le mot 'mélodie' ne fait
pas partie de son vocabulaire. C'est
un peu dommage bien qu'il arrive
qu'on en trouve parfois dans le
metal-prog. En plus, les gars ne
font pas de solos de gratte et à
la place offrent un fulgurant chanteur
hyper torturé qu'à
côté le Yorke, c'est
un sacré déconneur.
Le
metal-prog, c'est donc un super
genre musical dont l'originalité
et la pertinence ne sont plus à
démontrer mais ça
peut être aussi bien d'autres
groupes tout aussi passionnants
mais il ne faut pas exagérer
non plus.
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