Le
gaucho
Jacques Tourneur
(1952)
Un
mois après la mort du
patron, son fils reprend l’hacienda
et les gauchos qui y travaillent
avec parmi eux le fougueux Martin
qu’il considère
comme son frère.
Echauffé par un second
rôle ombrageux, Martin
fait valoir la loi du couteau
et le tue. Seulement la loi
du couteau n’est pas recevable
devant un tribunal, alors Martin
est emprisonné.
Afin de se soustraire à
la sentence, il s’engage
dans l’armée, mais
se retrouve sous la coupe d’un
officier tortionnaire peu commode.
Qu’à cela ne tienne,
Martin désertera, prendra
le maquis et défendra
les valeurs des gauchos dans
les tréfonds de la pampa.
Lors de sa cavale, il tombe
sur la femme blanche kidnappée.
Il s’agit de l’ineffable
Gene Tierney qui avait eu le
temps de se maquiller avant
le rapt. Comme tu peux t’en
douter, ils s’aiment,
mais pas au premier regard car
le gaucho est fier et défiant.
De toute façon, nous
sommes à Hollywood en
1952 et être viril et
taciturne suffira bien, il n’est
pas indispensable de construire
une romance.
Ensuite ils font du cheval dans
des décors magnifiques
de l’arrière-pays
argentin, une des indéniables
qualités du film. Le
reste se prête davantage
à discussion, notamment
dans la construction des personnages
(il n’y en a pas vraiment)
et les liens qui les unissent
(il n’y en a pas vraiment).
PS
: Tourneur,
dit-on, était ivre sur
le tournage et des scènes,
tournées par Henry Levin,
furent ajoutées après
coup, afin de renforcer la stature
héroïque de Martin.
Le gaucho est défiant.