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CHRONiQUES MUSiCALES

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Où la brume a des
remords de fleuve..
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Maxime Le Forestier
Maxime Le Forestier (1973)

 

Voici un album de chanson française.

La chanson française est un style où les mélodies sont typiquement françaises (eh oui) et sans pratiquement aucun emprunt aux rythmes anglo-saxons. Boutons les Anglais hors de la chanson française !

Cet album de Le Forestier représente la chanson française des années 70. Textes un rien engagés bien sûr. Parachutiste y rime avec fasciste et ce n'est pas forcément faux. Justice et grands idéaux, peace and love, patin et couffin.

Maintenant il ne faut pas confondre cette chanson française avec la nouvelle qui comme son nom l'indique date des ces dernièrs temps. Eh, ouais. Cette dernière traîte de sujets moins généraux (époque oblige). Elle a laissé tomber, bien sûr, les thèmes qui font le charme nostalgique de cet album de le Forestier dont je n'écoute que la première période : barbe et moustache, textes un chouïa hippies et albums très 'unpluggled'.

Rien de vraiment ringard dans les textes de cet album. A part peut-être "Entre 14 et 40 ans". Quelques chansons sont plutôt poétiques comme "Mauve" ou "La où". Et "J'm'en fous d'la France" me paraît encore d'actualité.

Et dans les arrangements, il y a parfois un peu trop de violons ou de cuivres comme dans "Février de cette année-là" ou "Si tu étais né en mai". Mais le reste est heureusement plus dépouillé avec gratte et contrebasse. Plus c'est sobre, plus ça tient le coup.

Plus profond qu'il n'y paraît et bien loin de la variétoche très vite pourrie et malgré la voix de Le Forestier pas toujours convaincante, cet album plus que correct, souvent mélancolique, avec des textes recherchés et des mélodies de qualité, mérite la plus grande attention. En plus, ça tient bien le coup face aux années d'érosion.

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l'image du jour
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C’est une maison bleue adossée à la colline !



Ouais, mais, maintenant il en a marre, il la peint en rouge.