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John ratiboise
les fripouilles

Le droit de tuer
James Glickenhaus (1980)

 

Prenez deux tendances du cinéma américain de la deuxième moitié des années 70 : les anciens du Vietnam qui tentent vaille que vaille de se réinsérer dans un monde qui ne veut pas d’eux et le « vigilante film » qui consiste en un anonyme armé d’un magnum qui ratiboise les fripouilles. Vous mélangez et vous obtenez « Le droit de tuer » alias « The exterminator ».

Ce cocktail permet de traiter deux enjeux fascinants des Etats-Unis de ces temps reculés : la hausse vertigineuse de la criminalité figurée par des gangs bigarrés à l’allure effroyable et une plongée assurément abyssale dans la psychologie du vétéran malaimé.

Ici John est capturé par l’ennemi vietcong dont un tortionnaire malavisé qui coupe la tête d’un GI. John et son pote Michael parviennent à s’échapper et à regagner les Etats-Unis où règne toutefois une autre engeance perverse et corrompue. Ainsi des loubards sans foi ni loi cartonnent Michael.

Ni une ni deux, John sort sa pétoire et va dessouder quelques marlous et sadiques alentours dans une rage vengeresse, certes, mais contenue. Seulement un policier veille, même s’il préfère assurément conter fleurette à une médecin lors de scènes kitsch.

Et finalement ?

Eh bien tu t’ennuies pas mal, entre deux scènes d’une violence certaine, et la corruption finit par l’emporter. Nous nous retrouverons donc dans « The exterminator 2 ».

John dessoude.