Prenez
deux tendances du cinéma
américain de la deuxième
moitié des années
70 : les anciens
du Vietnam qui tentent vaille
que vaille de se réinsérer
dans un monde qui ne veut pas
d’eux et le « vigilante
film » qui consiste en
un anonyme armé d’un
magnum qui ratiboise les fripouilles.
Vous mélangez et vous
obtenez « Le droit de
tuer » alias « The
exterminator ».
Ce
cocktail permet de traiter deux
enjeux fascinants des Etats-Unis
de ces temps reculés
: la hausse
vertigineuse de la criminalité
figurée par des gangs
bigarrés à l’allure
effroyable et une plongée
assurément abyssale dans
la psychologie du vétéran
malaimé.
Ici
John est capturé par
l’ennemi vietcong dont
un tortionnaire malavisé
qui coupe la tête d’un
GI. John et son pote Michael
parviennent à s’échapper
et à regagner les Etats-Unis
où règne toutefois
une autre engeance perverse
et corrompue. Ainsi des loubards
sans foi ni loi cartonnent Michael.
Ni
une ni deux, John sort sa pétoire
et va dessouder quelques marlous
et sadiques alentours dans une
rage vengeresse, certes, mais
contenue. Seulement un policier
veille, même s’il
préfère assurément
conter fleurette à une
médecin lors de scènes
kitsch.
Et
finalement ?
Eh
bien tu t’ennuies pas
mal, entre deux scènes
d’une violence certaine,
et la corruption finit par l’emporter.
Nous nous retrouverons donc
dans « The exterminator
2 ».
John dessoude.