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Avec la femme la plus
sexy du monde

Le coup de foudre
Clarence G. Badger (1927)

 

1927 était l’année de Clara Bow qui, depuis son Brooklyn profond, sa naissance dans la misère, son père alcoolo qui la violentait et sa mère fondue qui voulait la poignarder, avait gravit Hollywood jusqu’à son sommet parce que c’était une friponne fringante qui fascinait la terre entière. Et si elle n’était pas la plus belle femme du monde, elle était assurément la femme la plus sexy du monde et acquérait alors tout juste la réputation sulfureuse qui la perdra.

« Le coup de foudre », alias « It » a un texte d’intro t’expliquant ce qu’est le « it », à défaut de te dire ce qu’est le coup de foudre. Le « it » est ce quelque chose qui fait que tu plais universellement, concept qui fascine fortement Monty (qui s’est divinement maquillé les yeux), et qu’a manifestement Betty Lou (c’est Clara Bow), vendeuse dans un grand magasin.

Celle-ci, espiègle, débordante d’énergie et très matérialiste, jette son dévolu sur son patron qui, selon les goûts de l’époque, est beau. Il faut dire qu’il a une moustache. Ensuite elle l’aguiche non-stop jusqu’à le soustraire à son potentiel mariage avec une autre femme, également matérialiste, mais froide et guindée.

Or, Betty Lou, qui est émancipée, naturelle, de mœurs légères et sans gêne (c’est-à-dire strictement Clara Bow dans la vraie vie), a cette confiance en elle et cette indifférence qui fait chavirer les cœurs et lui permettront de mettre le grappin sur son dû.

Ce film, comme tous ceux de la Clara Bow mégastar, ne sert qu’à la montrer sous toutes les coutures en train de lutiner tout ce qui bouge et finalement, peu importe le reste.



Betty Lou lutine tout ce qui bouge.