accueil

disques

chroniques musicales

AUtRES courrier

Plus petit que sympa

La la la at rock bottom
Nobuhiro Yamashita (2015)

 

Shigeo sort tout juste de prison qu’il se fait déjà casser la gueule par quelques truands et perd la mémoire. Il déambule à moitié mort, arrache le micro d’un chanteur de charme pour octogénaires et se met à chanter comme un dieu avec un vibrato affriolant.

Kasumi (c’est Fumi Nikaido), à la sono, récupère l’amnésique qu’elle surnomme Pochi, comme ce chien errant qu’elle ramena un jour chez elle. Car Shigeo erre avec son air hébété et devient bientôt le chanteur du groupe pour octogénaires.

Le film tourne ensuite sur l’adaptation de Shigeo à sa nouvelle vie et quelques suppositions quant à son identité, bien que le spectateur le sache depuis l’intro. Il était un petit teigneux taciturne à la solde des yakuzas et, amnésique, devint un taciturne affable qui se raccroche à son seul souvenir qui est une chanson.

Seulement, la mémoire revenue, Shigeo devra choisir la vie qui sera désormais la sienne. Alors que point le concert final, optera-t-il pour la pègre ou l’orchestre de bal populaire ?

"La la la at rock bottom" entre dans la large catégorie des "petits films sympas", sans doute légèrement plus petit qu’il n’est sympa par l’ineffable Yamashita qui fit "Linda, Linda, Linda", souvenez-vous.



Pochi, le roi du karaoke.