Jeb
Rand (c’est Robert Mitchum)
sait que jeune, caché
sous une trappe, il assiste
à un événement
clef de son existence, mais
ne se souvient que d’éclairs,
d’éperons et de
l’absence de son père.
Recueilli enfant par Medora
Callum, il vit désormais
avec elle et ses deux enfants
: Adam son rival envieux et
Thorley, alias Thor, son béguin,
qui est jouée, adulte,
par l’ineffable Teresa
Wright.
De
plus, Jeb, depuis ses jeunes
années, est la cible
d’un autre Callum, celui-ci
manchot est nommé Grant,
dont la motivation ne nous sera
révélée
que dans les dernières
encablures de ce beau film,
ce qui te tiendra sans doute
jusqu’au bout.
Alors que le titre original,
« Pursued » et à
la fois le Jeb poursuivi par
un Callum vindicatif, mais également
par son passé définitivement
trouble, « La vallée
de la peur », évidemment,
ne veut pas dire grand-chose,
si ce n’est qu’il
s’agit d’un western,
même s’il n’est
pas traditionnel, mais plutôt
psychologique, à la fois
biblique et tragique, fait de
conflits fraternels et de guerres
familiales et dans lequel Jeb
n’a de cesse de tuer tout
le monde en légitime
défense.
Mitchum
est évidemment absolument
impassible, comme toujours,
et revit en rêve un terrible
traumatisme sans se décoiffer,
alors que Teresa Wright, avec
son intelligente douceur, comme
toujours, sort finalement de
ses rôles de naïves,
dans un scénario d’ailleurs
écrit par son mari, Niven
Busch.
PS
: On retrouve l’inévitable
Alan Hale dans un second rôle.
Jeb étant impassible,
Thor est heureuse pour deux.