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La vallée de la peur

Raoul Walsh

- 1947 -



Jeb Rand (c’est Robert Mitchum) sait que jeune, caché sous une trappe, il assiste à un événement clef de son existence, mais ne se souvient que d’éclairs, d’éperons et de l’absence de son père.

Recueilli enfant par Medora Callum, il vit désormais avec elle et ses deux enfants : Adam son rival envieux et Thorley, alias Thor, son béguin, qui est jouée, adulte, par l’ineffable Teresa Wright.

De plus, Jeb, depuis ses jeunes années, est la cible d’un autre Callum, celui-ci manchot est nommé Grant, dont la motivation ne nous sera révélée que dans les dernières encablures de ce beau film, ce qui te tiendra sans doute jusqu’au bout.

Alors que le titre original, « Pursued » et à la fois le Jeb poursuivi par un Callum vindicatif, mais également par son passé définitivement trouble, « La vallée de la peur », évidemment, ne veut pas dire grand-chose, si ce n’est qu’il s’agit d’un western, même s’il n’est pas traditionnel, mais plutôt psychologique, à la fois biblique et tragique, fait de conflits fraternels et de guerres familiales et dans lequel Jeb n’a de cesse de tuer tout le monde en légitime défense.

Mitchum est évidemment absolument impassible, comme toujours, et revit en rêve un terrible traumatisme sans se décoiffer, alors que Teresa Wright, avec son intelligente douceur, comme toujours, sort finalement de ses rôles de naïves, dans un scénario d’ailleurs écrit par son mari, Niven Busch.

PS : On retrouve l’inévitable Alan Hale dans un second rôle.




Jeb étant impassible, Thor est heureuse pour deux.