La
Machine Fixe
La
machine fixe
(2026)
La machine fixe par La Machine
Fixe, c'est de l'électroacoustique
post-ambient, after-prog aussi.
C'est mieux que de proposer
de l'acid-punk ou du hardcore
indie.
La
Machine Fixe, c'est aussi un
musicien de par chez nous (par
chez moi, du moins) qui se fait
appeler La Machine Fixe, préférant
ainsi rester anonyme, ce qui
est fort regrettable quand on
sait tous les nullos qui osent
sans vergogne donner leur nom
alors qu'ils proposent de la
merde.
A
la fois inspiré par Eno
(Brian), Stockhausen (le père)
et aussi les créateurs
du rock progressif des années
70, La Machine Fixe propose
dans ce bel album deux superbes
mouvements nommés "A
l'heure où les voûtes
gémissent sous les andrones
obscures " et "Là-haut,
de vieilles pierres tutoient
les étoiles" qui
durent plus de cinquante minutes
chacun, entre fièvre,
respiration, recueillement,
introspection, silences aussi.
Le tout sans lasser une seule
seconde, avec en bonus quelques
sons lointains, témoins
d'une vie captée dans
les lieux pleins de mystère
de sa ville où souffle
indéniablement l'esprit...
et le vent du nord (que l'on
peut entendre aussi).
À
cet instant, tu pourrais légitimement
demander : pourquoi
diable La Machine Fixe,
oui, c'est vrai, ça,
pourquoi ?
Eh
bien, parce que La Machine Fixe
puise la sève qui nourrit
son éminente oeuvre dans
une ancienne machine fixe qui
existait jadis dans sa ville
(on peut la voir sur la pochette
plus haut), une machine qui
tout en étant fixe transportait
une énergie qu'elle puisait
dans les ondes, sources de vie
constante, afin de permettre
à l'humain de partir
vers des rivages qui sans cela
auraient pu être insoupçonnés...
Ainsi,
alors qu'autrefois
l'ancienne machine, qui bien
que fixe, bougeait, et subséquemment
emportait ailleurs, avec la
machine fixe, La Machine Fixe
fait de même.
Belle métaphore s'il
en est !