Au
début des années 70, souvenez-vous,
Etsuko Shihomi, fan de l’ineffable
Shinichi « Sonny » Chiba,
rejoignit le Japan Action Club. Elle fit
ses débuts au ciné en 73
et obtint son premier rôle principal
et indéniablement sensible en 74
dans « La karatigresse aux mains
d'acier » (La karatigresse aux mains
d'acier ???) alias « Sister street
fighter » ou plus littéralement
« Le poing mortel de la femme ».
Cette
femme aux poings mortels recherche son
frère flic disparu alors qu’il
tentait de mettre à bas un cartel
de la drogue, celui-ci faisant passer
son matos en douce en imprégnant
des perruques de cocaïne (?!!?!).
A
peine la karatigresse arrive-t-elle dans
une brasserie de Yokohama pour manger
ses spaghettis que des marauds lui cherchent
des noises, alors elle tue des mouches
avec un cure dent pour asseoir son autorité.
Le
reste du film, malheureusement, n’est
pas aussi prodigieux. Il s’agit
à quelques détails près
d’une simple suite de combats échevelés
mettant en scène des mecs improbables
avec des allures fendardes sur de la musique
funk avec une réalisation également
échevelée, et en assez gros
plans, pas toujours heureuse.
Dans
l’immédiat après Bruce
Lee, les personnages miaulent comme leur
fier modèle, avec une violence
exacerbée en papier mâché
et des méchants dans l’air
du temps, violeurs et tortionnaires.
Evidemment,
tu sais exactement à quoi t’en
tenir et je regrette que ce film n’ait
pas suffisamment capitalisé sur
une galerie de méchants impayables
de jeux vidéo qui ont manifestement
tout donné dans l’apparence.
La karatigresse aux pieds d'acier.