L'introuvable
W. S. Van Dyke
(1934)
Clyde
souhaite offrir à sa
fille 50 000 dollars pour son
mariage. Seulement l’argent
a été subtilisé
puis Clyde disparaît avant
que sa maîtresse ne soit
assassinée. Dès
lors, Clyde, le thin man du
titre original, est introuvable,
du titre français, et
est donc soupçonné
du meurtre. Sa fille (c’est
l’ineffable Maureen O’Sullivan
qui descendait tout juste de
l’arbre de « Tarzan
et sa compagne » sorti
le mois précédent)
demande alors à Nick
de retrouver son père.
Nick, détective désormais
rangé, vit des rentes
de sa femme et boit.
Pendant les 45 premières
minutes, il ne fait que boire.
Quand il ne picole pas, il mène
une enquête qui est à
la fois simpliste et beaucoup
trop compliquée. Mais
l’intérêt
de ce film, à l’époque
et aujourd’hui, n’est
pas vraiment dans son histoire
(adaptée de Dashiell
Hammett), qui vaut ce qu’elle
vaut, mais dans sa spontanéité
et son couple principal. William
Powell et Myrna Loy, dont l’alchimie
fut repérée par
Van Dyke sur le tournage de
son propre « L'Ennemi
public n°1 » (qui
sort en mai 34), jouaient ici-même
dans leur premier grand œuvre
(qui sort également en
mai 34).
« L’introuvable
» que Van Dyke tourna
en environ 5 minutes, le temps
de faire quelques raccords ultra
rapides et de filmer ses acteurs
de dos, fut un succès
surprise au box-office et engendra
cinq suites et autres bonnes
fortunes. Loy laissa ses rôles
décoratifs et trouva
sa voie dans le comique et les
bons mots. Powell et elle incarnaient
alors le couple parfait parce
que complices, légers
et folâtres, ce qui assura
leur gloire.
Un
plan qui résume tout
le film : Myrna Loy
est de dos et William Powell
boit.t.