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L' île la plus proche du paradis

Nobuhiko Obayashi

- 1984 -



Peut-être savez-vous qu’Ouvéa est surnommée « L’île la plus proche du paradis » depuis le succès d’un roman japonais de Kei Morimura, ici adapté par l’ineffable Nobuhiko Obayashi.

On y trouve Mari (c’est Tomoyo Harada), morose et triste, qui décide de se rendre en Nouvelle-Calédonie afin d’honorer la promesse que son père et elle firent. Car si tu suis la rivière vers le sud jusqu’au bout du monde, dit le père à sa fille, tu trouveras une île de corail blanc : l’île la plus proche de Dieu dans le ciel !

Ils se promettent alors d’y aller ensemble puis le père meurt. Mari, embarquée dans un voyage organisé, duquel elle se soustraira et même, n’ayons pas peur des mots, s’émancipera, va vivre mille aventures (disons quatre ou cinq). Elle rencontrera un jeune japonais fringant en se crashant à vélo puis un autre japonais, plus vieux, qui souffre d’un chagrin d’amour et dragouille Mari alors qu’elle a 16 ans, puis des japonaises qui viennent se recueillir en mer.

Et si Mari a fait 15h d’avion pour ne croiser que des japonais, elle a aussi pu profiter pleinement de la
chaleur et de l’hospitalité mélanésienne dans des décors
de carte postale avec de multiples plans de coins paradisiaques où l’équipe du film semble s’être payé de belles vacances.

PS : Pour une fois, les autochtones parlant français, tu es celui qui comprend les dialogues non sous-titrés.




Des Japonais sur une île paradisiaque.