Peut-être
savez-vous qu’Ouvéa
est surnommée «
L’île la plus proche
du paradis » depuis le
succès d’un roman
japonais de Kei Morimura, ici
adapté par l’ineffable
Nobuhiko Obayashi.
On y trouve Mari (c’est
Tomoyo Harada), morose et triste,
qui décide de se rendre
en Nouvelle-Calédonie
afin d’honorer la promesse
que son père et elle
firent. Car si tu suis la rivière
vers le sud jusqu’au bout
du monde, dit le père
à sa fille, tu trouveras
une île de corail blanc
: l’île la plus
proche de Dieu dans le ciel
!
Ils
se promettent alors d’y
aller ensemble puis le père
meurt. Mari, embarquée
dans un voyage organisé,
duquel elle se soustraira et
même, n’ayons pas
peur des mots, s’émancipera,
va vivre mille aventures (disons
quatre ou cinq). Elle rencontrera
un jeune japonais fringant en
se crashant à vélo
puis un autre japonais, plus
vieux, qui souffre d’un
chagrin d’amour et dragouille
Mari alors qu’elle a 16
ans, puis des japonaises qui
viennent se recueillir en mer.
Et
si Mari a fait 15h d’avion
pour ne croiser que des japonais,
elle a aussi pu profiter pleinement
de la
chaleur
et de l’hospitalité
mélanésienne dans
des décors
de carte postale avec de multiples
plans de coins paradisiaques
où l’équipe
du film semble s’être
payé de belles vacances.
PS
: Pour une fois, les autochtones
parlant français, tu
es celui qui comprend les dialogues
non sous-titrés.
Des Japonais sur une île
paradisiaque.