L'homme
des vallées perdues
George Stevens (1953)
Ryker
et sa clique malmènent les
fermiers de la région dont
le père Starrett (c’est
l’ineffable Van Heflin) qui
tente vaille que vaille de se défaire
d’une vieille souche sur son
terrain perdu dans une vallée
elle-même perdue où
se trouve d’ailleurs un homme
(mais ce n’est pas lui).
Cet homme s’appelle Shane
(c’est l’ineffable Alan
Ladd), il porte une incroyable veste
à franges et une coupe de
cheveux également incroyable,
mais pas à franges. Il arrive
d’on ne sait où et
se rend on ne sait où, est
prompt à dégainer
et est rapidement aimé du
fils (parce qu’il est cool)
et de l’épouse (parce
qu’il est cool).
Shane va bientôt se mêler
de ce qui ne le regarde pas et s’en
ira à coup sûr dézinguer
Ryker et sa clique, inclus Jack
Palance qui était déjà
vieux en 1953.
Ladd, comme toujours, est un héros
sans intériorité et
sans emprise émotionnelle,
Jean Arthur n’a pas une grande
utilité et l’enfant
peut vite agacer.
Il reste un concept porteur, cent
fois vu depuis, celui du flingueur
solitaire qui venge qui de droit,
sort du néant et s’en
retourne en enfer.
Matez
un peu la dégaine de ce type
!
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