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L'esquisse
de nos vies


Takahiro Miki 

- 2024 -



« L’esquisse de nos vies » a un titre original qui sonne très manga en cela qu’il est trop long et t’explique clairement de quoi il s’agit : « L'histoire de ma rencontre avec toi, moi qui ai un an à vivre, toi qui as six mois », parce que figurez-vous que dans ce film, comme dans mille autres, les protagonistes ont des maladies incurables !

Ici Akito, lycéen plein d’avenir et qui ambitionnait de vivre de sa passion pour le dessin, finit à l’hôpital où il apprend qu’il n’a plus qu’un an à vivre.

Où tu croiserais un homme cafardeux au physique ingrat dans un couloir sordide, ce qui t’aiderait finalement assez peu à surmonter la peur qu’éveille en toi ta mort imminente, Akito, lui, tombe sur Natsuki Deguchi assise sur une terrasse aux couleurs saturées. Il s’agit d’Haruna qui n’a plus que six mois à vivre. Il se trouve qu’elle aussi dessine, et va redonner à Akito le goût à la vie.

Ce film que tu vois venir de très loin, aussi sentimental que larmoyant, est réalisé par Takahiro Miki dont le cœur de métier est la tragédie romantique avec quelques maladies desquelles on ne guérit évidemment pas.

Il utilise ici des couleurs pétantes, aucun contraste et une profondeur de champ strictement égale à zéro. Les acteurs évoluent donc entourés d’un grand flou avec des arbres fluos.

Quant au scénario, il est de Tomoko Yoshida qui donne également dans la tragédie romantique (« My tomorrow, your yesterday », souvenez-vous, déjà réalisé par Miki), mais aussi avec des maladies incurables comme lorsqu’elle adapta « Let me eat your pancreas ». Tu te doutes que le duo tentera vaille que vaille, et deux heures durant, de susciter ta compassion et ton empathie de façon assez peu subtile et sans grande imagination.

PS : Si tu aimes voir Natsuki Deguchi dessiner, elle remettra ça deux ans après dans « Look Back » de l’ineffable Koreeda Hirokazu.




Akito est entouré de flou et de vert fluo, sans aucun contraste.