«
L’esquisse de nos vies » a
un titre original qui sonne très
manga en cela qu’il est trop long
et t’explique clairement de quoi
il s’agit : « L'histoire de
ma rencontre avec toi, moi qui ai un an
à vivre, toi qui as six mois »,
parce que figurez-vous que dans ce film,
comme dans mille autres, les protagonistes
ont des maladies incurables !
Ici
Akito, lycéen plein d’avenir
et qui ambitionnait de vivre de sa passion
pour le dessin, finit à l’hôpital
où il apprend qu’il n’a
plus qu’un an à vivre.
Où
tu croiserais un homme cafardeux au physique
ingrat dans un couloir sordide, ce qui
t’aiderait finalement assez peu
à surmonter la peur qu’éveille
en toi ta mort imminente, Akito, lui,
tombe sur Natsuki Deguchi assise sur une
terrasse aux couleurs saturées.
Il
s’agit d’Haruna qui n’a
plus que six mois à vivre. Il se
trouve qu’elle aussi dessine, et
va redonner à Akito le goût
à la vie.
Ce
film que tu vois venir de très
loin, aussi sentimental que larmoyant,
est réalisé par Takahiro
Miki dont le cœur de métier
est la tragédie romantique avec
quelques maladies desquelles on ne guérit
évidemment pas.
Il
utilise ici des couleurs pétantes,
aucun contraste et une profondeur de champ
strictement égale à zéro.
Les acteurs évoluent donc entourés
d’un grand flou avec des arbres
fluos.
Quant au scénario, il est de Tomoko
Yoshida qui donne également dans
la tragédie romantique («
My tomorrow, your yesterday », souvenez-vous,
déjà réalisé
par Miki), mais aussi avec des maladies
incurables comme lorsqu’elle adapta
« Let me eat your pancreas ».
Tu te doutes que le duo tentera vaille
que vaille, et deux heures durant, de
susciter ta compassion et ton empathie
de façon assez peu subtile et sans
grande imagination.
PS
: Si tu aimes voir Natsuki Deguchi dessiner,
elle remettra ça deux ans après
dans « Look Back » de l’ineffable
Koreeda Hirokazu.
Akito est entouré de flou et de
vert fluo, sans aucun contraste.