Kubi
Takeshi Kitano (2023)
Comme
souvent dans le film historique
asiatique, des mecs que tu ne connais
pas te parlent de mecs que tu ne
connais pas dans un contexte que
tu ne connais pas. Mais leur nom
apparaît à l’écran
alors tout va bien. Quoi qu’il
en soit, l’important ici est
que Nobunaga est un dégénéré
braillard qui cabotine un max. Il
veut unir le Japon mais, trahi par
Murashige, somme deux gars de le
retrouver : Mitsuhide, son amant,
et Kitano lui-même dans le
rôle du « Singe »
(parce qu’il était
très laid).
Kitano adapte ici son propre roman,
« Kubi », le cou, dont
le titre renvoie à la conquête
du pouvoir, au sens strict de la
prise de tête et au sens figuré
de la prise de tête mais,
attention, pas au sens figuré
de la prise de tête.
Ainsi d’aucuns décapitent
deux heures durant, entre deux parties
de jambes en l’air entre samurais
et quelques machinations pour ravir
le trône, car les relations
guerrières sont compliquées.
Le film est irrévérencieux,
parfois excentrique, ou bête,
c’est selon, avec quelques
bonnes idées et bagarres
violentes. Il manque cependant d’urgence
et de surprise, avec des gags passables.
PS
: Kitano a réuni pléthores
d’acteurs connus et/ou qui
ont déjà joué
pour lui : Ryo Kase, Tadanobu Asano,
Nao Omori, Kenichi Endo, Susumu
Terajima, Masanobu Katsumura, Kenta
Kiritani, Naomasa Musaka, Makoto
Otake, Kanji Tsuda, Ittoku Kishibe…
PS2
: Un autre film avec des samurais
homosexuels : « Tabou »
d’Oshima, en 1999, avec, déjà,
Takeshi Kitano et Tadanobu Asano.

Une bonne idée : Kogenbo
et ses deux kitsune.
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