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CHRONiQUES MUSiCALES

AUtRES

Du rock émancipé

King Crimson
Larks' Tongues In Aspic (1973)

 

Au milieu des années 70, finies les envolées lyriques progueuses, le King Crimson de Fripp se lançait dans une musique que je pourrais cataloguer de rock émancipé... D'ailleurs je dis que c'est du rock émancipé. Et avec une certaine puissance dans des ambiances beaucoup plus dramatiques, sombres et aussi de nouveaux musiciens.

Ce disque, ce sont trois titres chantés, deux ballades banales et un autre thème assez martial un peu agaçant. Le tout sauvé par de beaux accords de guitare et un violon tourmenté.

Il y a aussi trois instrumentaux. Ils évoluent un peu tous dans le même schéma : début assez calme puis le ton monte progressivement... Est-ce du rock progressif ? Certains l'affirment encore aujourd'hui, moi je dis que c'est... bon, où étais-je ? Ah oui, on hausse le ton. Lentement comme si on voulait aussi créer une sorte de transe. Du coup, la musique de King Crimson, ça devient du rock émancipé en transe... et avec un peu de mellotron aussi.


Bref, King Crimson mélange souvent habilement moments forts et moments apaisés avec montées de tensions réussies. C'est assez puissant avec de belles envolées au violon, une guitare astucieuse, des percussions viriles et malheureusement quelques courts passages assez énervants qui lorgnent un peu trop du côté de la musique prise-de-tronche du Mahavishnu de McLaughlin de l'époque.