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Manque de
dramaturgie

Khartoum
Basil Dearden (1966)

 

En 1883, les égyptiens avec à leur tête un Anglais se font dézinguer lors de la bataille d'El Obeid par l’armée du Mahdi joué par l’ineffable Laurence Olivier, « le meilleur acteur du monde », qui s’improvise un accent et est lourdement grimé avec deux centimètres de fond de teint. Ce dernier souhaite dégommer les opposants à la nécessité divine et menace notamment Khartoum, d’où le titre.

Pour mettre fin à cette rébellion, les Britanniques dégotent Charles Gordon (c’est l’ineffable Charlton Heston) qui, grâce à sa moustache arrogante et son amour pour le jus d’abricot, s’en vient sauver la situation.

Seulement les politiciens sont retors. Ainsi Gordon n’obtiendra aucune aide et se verra ordonné de fuir, mais il refusera (deux fois), pour vous dire que son personnage est monolithique et que ce film manque de dramaturgie.

Qu’attend-on ? La bataille finale, pendant 2 heures ? Quels sont les enjeux ? Eh bien il n’y en a pas. Certes on retrouve les éléments propres au genre, avec une foultitude de costumes, de décors et de figurants, mais sans l’épopée, avec des scènes d’action mal amenées et mal mises en scène et les personnages n’évoluent pas. Charlton Heston voulait son "Lawrence d’Arabie", mais n’a finalement eu qu’un échec commercial. Heureusement qu’il jouera avec des mecs déguisés en singes deux ans après.

PS : A noter que ce film comprend un entre-acte comme le faisaient les grandes fresques de son temps, mais il ne dure "que" 2h15. 60 ans après, en dessous de 2h40, tu joues ta crédibilité artistique.



Charlton Heston a hâte de jouer avec des mecs déguisés en singes.