Kauan
Pirut
(2013)
Il paraît que Kauna faisait
du funeral-doom-folk-post-rock-metal-atmo
bien avnat les pandémies
et autres guerres à la
con. En fait il n’en est
rien car il faisait alors du
pop-rock climatique avec un
petit côté slave
qui n’est pas à
négliger alors qu'on
peut largement négliger
le dernier album de M. Pokora.
Kauan, ce sont des musiciens
ukrainiens et ça se ressent
dans leur musique qui se démarque
à peine de la cohorte
des groupes naviguant dans ce
créneau qui va de la
pop au metal en passant par
le brumeux, le mélancolique
avec quand même quelques
voix un peu death, il faut ça.
En plus, dans "Pirut"
(en ardéchois :
diable) on y entend
souvent un violoncelle dont
on sait qu’il peut accentuer
le côté tristounet
de la musique. Ce n’est
pas à dédaigner
alors qu'on peut dédaigner
le dernier disque de Soprano.
Les titres sont très
longs, naturellement, sur des
tempos plutôt lents, bien
sûr. Et, entre Anathema
et My Dying Bride, Kauan est
plaisant, avec ce petit côté
cafardeux qui n’est pas
pour me déplaire. Mais
de par un aspect un peu trop
facile par moments et une production
bien trop claire, il n'emporte
pas vraiment dans les abysses
de la mélancolie où
j’aime bien me vautrer
quand je pense qu’il faudra
bien que je chronique un album
d’Andreas Vollenweider
sinon je ne m’appelle
plus effet larsen,
le site dont le grand Christian
Vander de Magma aurait dit :
" Pûtaïn, jeu
lhe kïff ghrâve !!"