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En rade

 

Journey
Generations (2005)



Journey est un très vieux groupe de rock tous publics... enfin, un certain et peut-être pas le moins sourd. Ca s'appelait Rock-FM quand le groupe a débuté en, euh... et même peut-être avant euh et eux.

Du groupe du début il ne reste plus grand monde. Il y a Ross Valory, le bassiste. Autant dire pas grand chose dans ce genre de musique. On trouve aussi Neal Schon, qui fut jadis guitariste chez Santana. Il n'y a même plus l'ex-chanteur attitré du groupe, Steve Perry qui, en son temps, était une sorte de Florent Pagny du rock-FM. Il a quitté le navire qui, il faut bien le reconnaître, n'est pas loin de couler. Rajoutons pour être tout à fait complet qu'il l'a aussi beaucoup aidé à sombrer.

Car, qu'est-ce donc que cette énième parution ? Une médiocrité totalement indigeste. Quelque chose pas loin d'un Bryan Adams qui s'accroche ou d'un Bon Jovi qui s'essouffle. Avec une excessive complaisance, un ringardisme à toute épreuve, des pistes moins aventureuses que des chemins balisés, une frilosité affolante, une production aseptisée, de jolies chansons très quelconques avec des voix appliquées (ils chantent un peu tous) et quelques petits solos de guitares anémiques pour faire croire à certains qu'on fait du rock.

Journey, ça veut dire voyage. Il est sûr qu'avec cette oeuvrette très quelconque, on n'est pas près d'aller quelque part. Et comme définitivement en rade.