L'autre jour, quelqu'un m'a déclaré
: « Effet
larsen sans chronique d'Elton
John, c'est pas normal ! »
Alors, j'ai décidé
en accord avec moi-même
de chroniquer cet album reconnu
par d'aucuns comme son meilleur.
De son vrai nom Reginald Kenneth
Dwight, Elton John -
ça fait mieux sur le dos
du blouson de la pochette - proposait
jadis un disque dont le début
surprend : intro
instru qui sonne comme du Procol
Harum seventies puis ça
démarre plutôt rock
de façon agréable
et je cours vite à la fin
de la chanson vérifier
sur le CD s'il s'agit bien du
vieux Reginald.
En fait, Elton John est à
ce moment-là un vrai chanteur
de rock même qu'il paraît
(j'ai lu ça sur King
Crimson, ça a toujours
été moi ! de
Robert Fripp), que le jeune Elton
aurait dû être le
premier chanteur de King Crimson,
Dwight faisant du prog, tu te
rends compte ?
Mais voici le joli "Candle
In The Wind". C'est une belle
ballade dédiée à
une fausse blonde qui eut un petit
rôle dans "Certains
l'aiment chaud", un documentaire
sur le monde des travestis.
Après, ça se gâte
un peu. On dirait de l'affligeant
Bowie d'époque avec le
banal "Benny And The Jets",
un ton en dessous et ce disque
avait trois titres et déjà
la variétoche perçait
sous Reginald, si j'ose dire.
Ensuite entre des ballades quelconques
et un intéressant "This
Song Has No Title", des petits
rocks sans nervosité, un
faux reggae qui fait penser à
La Compagnie Créole, un
vague thème bluesy, un
agréable "Sweet Painted
Lady" mais trop long, répétitif,
avec des mouettes (est-ce du prog
? Eh bien, non !), des titres
qui font gros remplissage, des
violons, un "All The Girls
Love Alice" pop-rock intéressant,
du rock 60's, on arrive, épuisé,
à la conclusion qu'Elton
John faisait déjà
pratiquement la même chose
que ces derniers temps, en un
peu moins fade mais tout aussi
banal.
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l'image
du jour
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Duo
?
L’éventualité
d’une future collaboration
entre Elton John et
Michel Polnareff ne
semble pas vraiment
les réjouir !
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