Johannsson
fait de la musique introvertie
et nostalgique, lente et propice
au rêve qui sans étoiles
est un rêve oublié
comme le disait Aragon un gars
qui dormait super bien.
"Orphée"
agit sur le mental, située
quelque part entre du Arnalds
et du A Winger Victory For The
Sullen... Comment ça,
tu ne connais pas ? Non, mais,
t’as pas honte ?
On
va où on veut quand on
entre dans cet "Orphée"
et même égaré
quelque part dans les brumes
lointaines ou perdu dans des
souvenirs diffus, bercé
par l’aspect mélodieux
de l’œuvre avec son
climat envoûtant, ses
cordes magiques, ses chœurs
profonds et son piano fascinant.
On
est vite ensorcelé et
proche d’un certain recueillement
car on n’écoute
pas ce disque, on s’y
laisse aller, conquis par une
certaine beauté nimbée
de mélancolie qui est
la balle perdue dans le rough
qu’on croit retrouvée
comme l’affirmait Arnold
Palmer dont il est inutile que
tu cherches une parenté
avec Carl qui fit partie d'un
grand trio de prog dont tu peux
retrouver ici même quelques
élogieuses chroniques
que tu devrais aller lire sans
tarder. Merci.