Jean
De Florette / Manon Des Sources
Claude
Berri (1986)
Aux
Bastides blanches, quelque part
en bas à droite, Ugolin
revient du service avec sa quille
autour du cou. Ce qu'il a en tête,
Ugolin, c'est de faire pousser
des oeillets. Seulement il manque
d'eau et le terrain rêvé
est bientôt investi par
Jean Cadoret, le bossu. Pour l'obliger
à partir, Ugolin et le
papet bouchent la source. Ensuite
il y a Manon qui court dans la
garrigue, Ugolin se coud du tissu
sur le téton (il est un
peu con, Ugolin) et puis Delphine
l'aveugle, qui était partie
au vert pendant les 4h que durent
les deux films, vient régler
tout ça.
"Jean
de Florette" et "Manon
des sources" sont les adaptations
des romans de même nom et
même carrément éponymes.
C'est mis en scène sans
génie par Claude Berri,
comme un simple téléfilm,
avec une distribution efficace
(Depardieu qui joue Depardieu,
Auteuil avec sa tête de
consanguin Soubeyran, ou encore
Yves Montand qui joue le papet,
Hippolyte Girardot qui n'est pas
du tout le fils d'Annie Girardot
et Emmanuelle Béart qui
n'est pas du tout la fille de
Guy Béart... ah si). C'est
tout en neutralité, parfois
longuet (Depardieu dépérit
pendant une demi-heure) et ça
manque sans doute de souffle,
mais le duo Papet/Galinette assure
l'essentiel.
Sinon
on retrouve les parpagnasses qui
ne s'occupent pas des affaires
des autres, le sermon du curé
(qui dure ici moins de trois minutes)
et la pirouette finale qui fait
de César Soubeyran le personnage
le plus intéressant.

-
MANON ! JE T'AIME D'AMOUR !
|