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S'éternise un peu

Keith Jarrett
La Scala (1997)

 

Il fallait bien que ça arriva un jour. Jarrett joua à la Scala de Milan.

Un album live donc.

Soit deux titres sans saveur et un final plus intéressant.

Jarrett continuait ainsi dans le genre mégalo qui voudrait comme une caution "classique". Alors il fait souvent un peu n'importe quoi. Semblable à une sorte de Satie en panne.

On a droit à "La Scala part 1" et "La Scala part 2" où le Keith paraît souvent perdu, ne sachant plus trop quoi faire. On en vient même à regretter certains débordements larmoyants d'il y a longtemps déjà à Cologne. C'est dire.

Du coup Jarrett remplit le disque. Une palanquée de notes jetées à l'emporte-pièce. Un peu de silence. On dirait un Samson François qui aurait égaré sa partition. Inutile de l'appeler "maître". Et ça dure. Ca s'éternise. Dans l'ennui.

Heureusement, le Keith il a gardé le meilleur pour la fin. Soit une reprise d'un standard tiré d'un film sucré pour enfants. Il s'agit d' "Over the rainbow" où il trouve enfin ce qui lui manquait précédemment. L'inspiration, la fluidité, l'évidence... En un mot : le lyrisme.