Il
est vrai que l’on peut
cracher sa bile sur Jarre, ce
faiseur aux prétentions
musicales souvent ridicules
et inventeur patenté
de la variétoche électronique
fournie avec gros visuel très
racoleur.
Toujours
est-il qu’ici avec ce
"Zoolook" le Jean-Mimi,
il était passé
un ton en dessus. Parfaitement.
Travail
très important sur les
voix, synthés moins envahissants,
ça flotte, ça
envoûte, ça percute,
ça délire aussi.
Etait-ce encore le Jarre que
nous connaissons, cet adorateur
du vulgaire ? Fut-ce toujours
l’Obispo des claviers
en tout genre, le Pagny du son
et lumières ? Peut-être
plus guère.
Tu
l’as compris, ami lecteur,
j’avoue avoir été
favorablement étonné
par cet album qui a une certaine
qualité.
Honnissant
le vulgaire Jarre va vers l’expérimental.
Electronique, certes, mais inventif,
un peu funky aussi, varié
et surprenant. Même si
l’intérêt
faiblit quand même un
peu par moment (cf. "Bla
Bla Cafe" entre autres).
Et
après cet album, Jarre
redevint Jarre. Crois bien que
je le regrette.