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Les mecs persiflent
sans cesse

Le jardin du diable
Henry Hattaway (1954)

 

Trois baroudeurs débarquent d’un bateau en rade, dans tous les sens du terme, au large d’un bled nommé Puerto Miguel. Alors qu’ils boivent leur mezcal dans la cantina, l’ineffable Susan Hayward surgit et offre 2000 dollars à qui l’aidera à récupérer son mari coincé dans une mine. L’appât du gain aidant, les trois lascars, ainsi qu’un mexicain à sombrero, s’engagent dans cette entreprise périlleuse.

Assez rapidement, d’ailleurs, le scénario brandit la menace apache, mais à part y laisser des plumes, au sens strict, et faire un peu de fumée à l’horizon, on ne voit pas l’ombre d’un indien pendant plus d’une heure, pas même un mec grimé qui parlerait sans conjuguer les verbes.

Les pistoleros ont beau se jeter dans le jardin du diable, il ne se passe à peu près rien si ce n’est la chute, certes tonitruante, d’une poêle en fonte. Cependant tu as droit, et c’est peut-être la raison pour laquelle tu regardes ce film, à des échanges malicieux au tac-au-tac entre Hooker l’expérimenté (c’est Gary Cooper) et Fiske le cinglant (c’est Richard Widmark) avec son perpétuel sourire en coin.

Les mecs persiflent sans cesse dans l’arrière-pays mexicain, Frank Fenton oblige, et veulent tour à tour se sacrifier dans ce film où tout le monde se sacrifie, notamment pour la femme fatale, même si je n’ai pas bien compris ce qui les séduisait chez elle. Sans doute aiment-ils les femmes à poigne.

Le reste du film est peu convaincant, mis à part quelques plans en cinémascope et technicolor avec peintures sur verre.



Cooper et Widmark persiflent sans doute.